09-07-2007
Chapitre 1 : Dylan de Bézouille
Les Braconniers
de l’Amour
Episode 1
Je vais vous raconter l’histoire extraordinaire de Brandon Love, le leader Charismatique des Djazzy Lovers.
Tout commence dans le petit village de Bézouille où ses ancêtres vécurent des vies tumultueuses, baignées d’Alcool, de cigarettes et d’Adultère….
Chapitre 1 : Dylan de Bézouille
Il était une fois en 1969 après la guerre, Dylan, un jeune homme de 35 ans, qui vivait dans une petite maison dans la cité Hlm de Bézouille.
Dylan Junior troisième du nom, était le troisième Dylan de la famille (Dylan 1er étant son arrière grand père qui venait de Beverly Hills, un homme hors du commun !)
Il vivait paisiblement avec ses parents et ses huit chiens de chasse (des Téckels à poil dur), qu’il aimait sortir le soir en traîneau, quand il neigeait.
Il neigeait souvent dans cette petite vallée montagnarde, entourée de grands sapins.
Le paysage était magique… avec la neige immaculée qui recouvrait les grands arbres, les traces d’animaux qui bordaient les chemins… On se serait cru dans un conte de fées.
Bézouille était une petite bourgade, peuplée en partie, d’anciens chasseurs de belettes, qui venaient pendant la guerre se ravitailler en eau et en Ricard.
Dylan avait l’habitude de porter des santiags en écailles de tortue et un jogging sobre, avec de jolies bretelles en peau et occasionnellement une cravate en queue de castor (la classe quoi !) : Dylan savait qu’il avait fière allure ; d’autant plus qu’il se laissait pousser le bouc et une petite mèche de cheveux, qui frisottait derrière la nuque. C’était un très bel homme !
Tout le monde le surnommait « l’enfoiré des Balkans », car c’était un enfoiré de première vous savez… Un de ceux qui aurait vendu sa mère, pour sortir avec une donzelle.
Ses parents (Dylan N°2 et Séraphine) étaient des Romanichels originaires de Pétrouskayev : un petit village de la Moldavie Hongroise, la ville natale de Bernard Menez. Ils migrèrent à Bézouille il y a bien longtemps… Au temps où tout était plus facile…Au temps des cerises, comme dirait Pascal Servan.
Dylan a été conçu dans la grange des Kouillmol, des vendeurs de poireaux.
C’était un soir de pleine lune qu’ils avaient bien arrosés, jadis de liqueur de sansonnet[1]. Séraphine ne s’est pas faite priée !
Dylan se faisait appeler « Tchatchman » ;
Surnom un peu simplet, qu’il colla sur la lunette arrière de sa nouvelle Bx « Leaderprice » qu’il venait d’acheter. Elle était blanche comme les neiges du Kilimanjaro, et comme la dernière d’ailleurs ! (Une copie de la voiture des Gostbusters, qui l’avait lâchée il y a deux semaines, dans la côte du Pmu, près de la gare).
Aaaah ! Dylan appréciait les belles voitures, qu’il chouchoutait autant que ses chiens ; mais Dieu sait combien les BX ne sont pas éternelles... !
Dylan travaillait à l’usine de bière de la région et avait de dures journées. Il se levait tôt et rentrait tard le soir. Après le boulot, il avait l’habitude d’aller boire un pastis, pour se détendre, à la Taverne Duchno. Dylan y restait des heures, à se vanter qu’il a commencé à avoir des poils au pubis, dès l’âge de dix ans et autres anecdotes philosophiques…
Dylan malgré sa fierté exacerbée était peu sûr de lui. C’est pourquoi, il recherchait en permanence de l’affection et de la tendresse auprès de la gente féminine. Cela n’empêchait pas que c’était un connard…, mais juste qu’il avait dans le cœur, une once de sensibilité qui en fit craquer plus d’une…
(Les filles aiment bien les blaireaux qui ont de la tendresse cachée.)
Alors Dylan plaisait … ; c’est pourquoi il s’efforçait de ne croire qu’en lui, à sa coupe de cheveux et à sa voiture qu’il conduisait avec férocité le poing perpendiculaire au volant et les yeux un peu fermés, pour aller plus vite.
Le style de Dylan était une référence depuis un an, imité par tous ! Tout le monde le connaissait pour sa drague dans les salles des fêtes alentours et aux repas de chasse, qu’il côtoyait avec ses compagnons : Ryan son meilleur pote, les frères Petzouilles, Boule & Bill, et Jean Daniel l’idiot du village.
C’était une bande de jeunes biens sympathiques, discrets, qui ne faisaient de mal à personne… (Sauf aux filles qui ne voulaient pas sortir avec eux).
D’ailleurs, ils se heurtaient souvent à une bande rivale : le gang du « coucher de soleil », une bande de jeunes rouquins qui avait déjà de la barbe à 13 ans.
Dylan était le leader de son groupe, car il était le seul à avoir son permis de conduire. Il l’avait passé cinq ans plus tôt dans l’auto école de son oncle : « Alcolautomautomoto école » ; et s’était arrangé pour tomber sur Gérard Méckouille, le moniteur sympa qui buvait un peu…
Ses amis, jaloux, le taquinaient souvent en lui disant qu’il ne savait même pas ce qu’était un rangement en bataille :
« C’est quand y faut se battre pour se garer ! » qui disait.
Dylan conduisait avec précaution, sa belle BX tunnée, surtout en passant les dos d’ânes, à cause des néons qui éclairaient par terre.
Dylan pouvait aussi se vanter d’avoir la chance, de conduire bourré tranquille, car il connaissait la sœur d’un policier : Germaine Tapedur, qui le renseignait sur les contrôles d’alcoolémie et tout le tralala.
Germaine était une amie d’enfance, à laquelle sa forte poitrine ne le laissait pas indifférent ! Il l’effleurait souvent, de coups de coudes bien placés, sans faire exprès…
Dylan (bourré) prenait son traîneau quand un contrôle lui était annoncé.
Dylan était un ami de la nature et aimait beaucoup sortir ses chiens en traîneau.
Ce qui lui plaisait, c’était respirer l’odeur de la neige fraîche, l’odeur des grands sapins, se fumer des clopes dans le froid, ou voir disparaître ses bières qu’il balançait dans la neige, comme les vrais trappeurs…
Il s’étonnait d’ailleurs, de voir réapparaître une centaine de ses bouteilles au Printemps :
« Bah ! Comprend pô… ! La neige elle les a pas mangées ? » Qui disait aux enfants du coin.
Cependant, la vie de Dylan n’était pas aussi idyllique que ça. Bézouille était tout de même une jungle, une ville dans laquelle vivaient d’étranges et dangereuses créatures…
Anecdote : Un soir de pleine lune, il y a trois mois à peine, Dylan (bourré) qui revenait de chez Giles Pecno, en traîneau avec ses chiens, se fit agresser par des rappeurs de son quartier.
Ils lui barrèrent le chemin, en tournant bruyamment autour de lui, avec leurs scotères des neiges.
Les rappeurs de Bézouille étaient vilains, très méchants et fumaient leurs clopes deux par deux.
Ceux qui s’arrêtèrent devant Dylan, étaient très très vilains (on les appelait les rats qui font peurs) :
Six spécimens l’encerclaient pour lui régler son compte, en lui demandant tout d’abord une cigarette. Ils parlaient leur dialecte le «Kamaro » :
« Va zi bouffon like you, ta pad Koi tizé ? » disait l’un « Tas pa dla Tize monsieur silvouplé ? » Disait l’autre.
Trois avaient une queue de raton laveur sur la tête avec leur nom écrit dessus (Riri, Fifi et Loulou), deux avaient une cagoule en latex et un (le chef), portait une casquette de trappeur avec de la fourrure (Du lièvre).
Ils descendirent de leurs montures et commencèrent à se dandiner de gauche à droite autour de Dylan :
« Va zi baltringue like you, vé t’fumé ta race ! » Lança le chef, la bouche déformée par le froid.
Dylan déjà énervé par un de ses Téckels, qui lui avait fait caca dessus, leur cassa la gueule et éventra leurs doudounes, pour les plumer comme des poulets.
Le lendemain, Dylan apprenait qu’ils avaient portés plainte au commissariat pour barbarie sur personnes innocentes
Heureusement que Dylan connaissait Germaine Tapedur…
A Bézouille, la vie pour certains, était dure et routinière : surtout pour les couples qui avait trois enfants. On vivait de clopes, d’alcool, de tunning, et de drague ... et les enfants se faisaient comme des petits pains.
Monique, la sœur de Dylan faisait d’ailleurs fortune dans la vente d’autocollants « Bébés à bord » et dans les part soleil « nounours » pour les gosses dans le scénic.
Les femmes à Bézouille, après 30 ans étaient grosses, mais désirables. C’était souvent dans les supermarchés, au rayon liquide, (en achetant des packs de « Pschitt » pour les gosses) qu’elles tombaient amoureuses de leur troisième mari, qui lui achetait sa Kro. Des courses de poussettes étaient souvent organisées l’Eté, autour des cités HLM et l’hiver passait au rytmes des décorations de Noel, qui faisaient fureur aux balcons des appartements.
Les jeunes branleurs de 35 ans comme Dylan, étaient malgré tout, conviviaux et aimaient faire la fête le week-end, pour oublier le labeur de la semaine : « Cato, Bingo, Mc Do, Bistro, Disco », comme on disait ici.
Tous les Samedis matins, Dylan allait à la messe avec sa mère.
C’était un rituel de famille, une tradition : Se confesser et faire pardonner ses pêchés, avant de s’amuser. Dylan y était d’ailleurs, enfant de cœur à son insu.
En effet, sa mère Séraphine, aurait rêvé avoir un fils archevêque, chanteur à la Croix Bitoune (Un établissement très réputé !).
Mais Dylan n’était pas un enfant de cœur gentil gentil et sa mère était vieille… (C’est quand même pas un salaud salaud Dylan).
Mais c’était dur ! Dur, de chanter à 35 ans, avec des petits cons qui avaient la raie sur le côté ! Dylan leur disait souvent de se laisser pousser la moustache, ou une petite queue ! : « Soyez des hommes bondiou ! Pas des tafiolles ! » Qui disait…
Bref, Dylan s’en foutait du bon Dieu et ne venait à la messe que pour boire son coup de rouge : « C’est déjà ça de gagné ! Arf arf arf » qui disait devant le curé…
[1] Liqueur à base de sansonnet (oiseau qui bouffe des cerises) qu’on faisait macérer dans du pipi à 90°
09-05-2007
Chapitre 2 : La rencontre Informelle de Dylan et Brenda
Chapitre 2 : La rencontre Informelle de Dylan et Brenda
Ce jour du 5 Novembre 1969, le Père Fouettard avait prédis à la mère de Dylan, que sont fils allait rencontrer une fille et pour cela, qu’il fallait faire don de trois packs de bières au Père Noel, pour les prochaines fêtes de Pack.
Aléluya !… Aussitôt dit, aussitôt fait.
12h23, nous arrivons au lotobingo de Draglémeuf-sur-sèche. C’était l’apéro et tout le gratin était là : Gérard Méckouille draguait la fille de la mère Kouillmol notre voisine, Gérard Méfaisse faisaient un concours de pets avec Henri Golite et une vingtaine de filles d’une soixantaine de Kilos, discutaient entre elles autour du buffet de charcuterie.
Dylan lui, était très en beauté ce jour là. Dans son yogging du Dimanche.
Il arborait à son oreille gauche, une boucle d’oreille avec une plume de faisan, que son pote Jason avait tué le week-end dernier, à la chasse.
Fier de lui, Dylan fumait ses clopes en les pinçant entre le pouce et l’index, en remuant sa jambe droite, qu’il mettait en avant, pour se donner l’allure de John Wayne. Sa technique consistait à se fumer plein de clopes, pour froncer les sourcils en permanence ; car il disait, qu’il était plus beau gosse comme ça et qu’il ressemblait à Pierce Brossman. Et ça, Dylan ne l’avait pas appris de ses parents : c’était inné !
Pendant que sa mère était occupée à parler avec ses amies, de l’enterrement de la mère Faissemol, il en profitait comme à son habitude, pour dévisager avec son regard de braise, les jeunes donzelles : Jennifer, Jenny, Kelly, Lorie et Brenda…. Elles se préparaient pour l’élection de Miss ROUSSOS 69, la fille la plus poilue de l’Ouest ; et Lorie, qui le bouffait de ses yeux de merlan frit, était bien partie pour gagner, avec ses tresses sous les aisselles !
Toutes, d’ailleurs, étaient sous le charme de Dylan et s’empressaient de lui proposer des rillettes avec un Ricard bien tassé ; qu’il refusa d’un air blasé.
Il avait déjà bu trois bières, en attendant sa mère et un Ricard l’aurait bien tenté pour digérer, mais … son regard se portait ailleurs…
C’était Brenda… , la plus farouche… , qu’il contemplait inlassablement… : Avec ses cheveux blonds et roux à la fois ; Dylan, pensait en flash-back, à une poule faisane, qu’il avait tuée dans la vallée de Touchléfesses, avec son pote Ryan…
« Belle carrosserie ! Hein mon pti Dylan ! » S’écria Papi Brossard, en tapant sur l’épaule de Dylan.
Brenda c’est vrai, était magnifique dans son petit haut « Anastacia » qui lui moulait à mort ses petits gros bras potelés et tout le reste… : Son ventre était nu et laissait apercevoir entre deux bourlets, un piercing au nombril à l’effigie de Ronald Mc Donald … (Les jeunes ne sont plus ce qu’ils étaient…)
Brenda portait également son cuissard préféré, celui qui faisait tous les effets ! Celui qu’elle portait pour les grandes occasions : « le fluo du Dimanche ! » qu’elle disait.
L’œil de lynx de Dylan, l’avait déjà repéré une heure avant, depuis la station service, où il allait s’acheter des clopes ; pour vous dire combien elle était le rayon de soleil du Loto bingo !
Les yeux de Dylan restaient fixés sur la poche en forme de cœur du cuissard de Brenda, et ne cessaient de lire et de relire le motif en paillettes qui le bordait : « Born to Love ». Dylan ne savait pas ce que cela voulait dire et s’imaginait les pires cochonneries…
Brenda, elle aussi, avait remarqué Dylan du coin de sa table, où elle dégustait des cornichons.
Farouche, mais attirée par cet homme irrésistible, qui buvait sa bière sans roter, elle ne pu s’empêcher d’aller lui parler.
Brenda : « Tu veux du salami ? J’’en ai pris quatre tranches, il est vachement bon ! Hi hi hi hi…»
Dylan (intimidé mais au taquet) : « Nan, je te remercie, je suis au régime ! »
Brenda : « Oh moi aussi ! hi hi hi…et pourquoi ?» Souria Brenda
Dylan (posé, fronça les sourcils en mangeant une cahouète) : « Je prépare le tournoi du tunning 69 de Tchatchtown prés de la frontière Belge et ça va être tendu du slip… » Dit-il d’un ton grave.
Brenda : « Ouawww hi hi hi hi c’est top ! Le père de mon cousin, qui s’appelle Germain le fait aussi ! Euh… je t’ai déjà vu ici une fois je crois, non ???! Hi hi hi hiiiii… T’étais pas à la soirée de Jenny, qui fêtait ses 80 Kilos ???? »
Dylan (perplexe et désemparé par quelques souvenirs…) : « Ah oui !! J’’me rappelle de toi !...mmh…. c’était l’hiver dernier au bal des chasseurs…, euh… j’étais pas trop beaucoup bourré… euh… mmh…mais j’encaisse t’inquiètes !
Dylan très gêné, se remémore cette soirée arrosée, où il avait mis enceinte Cindy Crapo, la fille du boulanger qu’avait d’belles miches.
Dylan : « Et…. j’’me suis fait… euh… je suis sortis avec ton amie… Cindy ! C’est ça !.... t’es sortie avec Ricky toi, je crois….. ? Arf arf arf arf ! (Rire moqueur)….
J’étais pas mal à l’époque… (Sa fierté reprit le dessus) … J’avais les cheveux à ras, sauf devant ! Tu te rappelles de moi …!? » (Innoubliable une coupe de cheveux comme ça !)
Brenda (attristée par ces mauvais souvenirs) : « Ah oui… j’me rappelle… de toi … et ton pote !… bon bin c’est cool… ! » Dit- elle, d’un ton sec.
L’instinct de chasseur de Dylan sentit que le gibier lui partait dans les pattes et qu’il fallait réagir !
Dylan : « C’est du passé tout ça ! J’étais jeune ! Et… j’étais bourré en plus… c’est pas bien de boire …quand on est bourré !
Et …pour Ricky oh t’inquiètes ! C’est un pov type ! …y sait pas tirer au fusil et y roule en voiture sans permis avec un A derrière ! : L’autre jour d’ailleurs…, à la chasse… euh…, il a tiré sur son chien !... le naze ! Arf arf arf arf …» Affirma Dylan, fier de lui.
Après quelque secondes de silence, il regarda Brenda dans les yeux, d’un regard profond, plein de tendresse, remplit d’émotion… Les larmes aux yeux, à cause de sa clope collée à sa lèvre, il ajouta :
« Ça te dit d’aller au Macdo ce soir…Hein !? Après, j’ai un concours de fléchettes à la Gonzess Taverne, j’t’invite ! On ira en discothèque après ! Allez poupée ! »
Quand je vous disais que Dylan était le roi de la drague…
Soudain, la mère de Dylan, interrompit la scène pour commencer la partie de lotobingo : « Dylan, mon choupinet ! Viens lô ! On va tous les niquer ! »
Brenda, déboussollée, était perdue entre ses mauvais souvenirs et l’admiration pour Dylan, qui brûlait de plus en plus en elle… En l’espace d’une seconde, le charisme de Dylan, sa prestance, sa coupe de cheveux, son parfum Harley Davidson, la poussa à lui dire :
« Oh Oui… c’est d’accord pour ce soir… »
(Quel gâchis…)
Dylan : « Yessss ! Rendez- vous à 19h00 au Mc Do ! Jte kiss baby ! » (Quand Dylan est lancé, c’est un tueur !)
La mère de Dylan en voyant la scène, était fière de son fils et se rappelait ce que lui avait prédit le Père Fouettard… Elle lui fit une caresse dans ses cheveux en lui disant : « Tu les auras toutes mon fils ! ». N’empêche que c’est beau l’amour d’une mère…
Dans la froideur de Novembre, le soir s’installe à Draglémeuf.
Il est 17h00 et Dylan et sa mère quittent la salle des fêtes direction Bézouille, les bras chargés de nombreux cadeaux tombés du ciel. Dans la Bx, sur la route, comme à son habitude, les conversations portent sur les tricheries de la journée et des autres joueurs :
« Le porte- manteaux en inox…, c’est nous qu’on aurait dû le gagner ! Moi j’te dis la prochaine fois…hein Dylan mon choupinet ! »
« Ben ouais ! C’est Gérard qu’a tout raflé ! Et pis il a pas l’droit de miser deux fois de suite !... c’est d’la triche que j’lui aie dit ! Oh pis c’est pô grav on a gagné un brushing chez Roger le roi du ciseau !»
« Ouais… mais quand même… on a payé ! Alalala bondieu de cent mille wagonnets d’bondiou…. »
Loin de ces conversations philosophiques, une nouvelle vie se préparait peut être pour Dylan et Brenda. Des instants inoubliables étaient à vivre, où le charme devait agir, comme quand on met plein de déodorant « Axe » sous les aisselles… à se dire que ça sera peut être la bonne cette fois…
(Mais pas la dernière ! Arf Arf Arf …)
09-04-2007
Chapitre 3 : Le rendez- vous de Dylan le Magnifique
Chapitre 3 : Le rendez- vous de Dylan le Magnifique
Arrivé à la maison, après avoir couché sa mère, Dylan s’empressa de se faire le plus beau qu’il ne l’était déjà. Il garda son yogging du Dimanche sur lequel, il vaporisa du déodorant Harley Davidson :
« On change pas une équipe qui gagne ! » qui disait.
Il rasa son bouc pour ne laisser qu’une petite moustache finement taillée (comme Kamaro); du gel sur sa petite queue, après un petit brushing, sa plus belle boucle d’oreille (la même que Candeloro), une chemise de bûcheron, mise la veille et le tour était joué !
18h30 passé, la Bx s’envole pour le Mc Do, avec le dernier tube de Dj Barbelivien « Viens lô que jte winasse », pour se donner du courage…
19h15 : Dylan arrive enfin. Brenda l’attendait tristement à l’intérieur. Elle avait pris une Magic -Box pour patienter et avait frappé deux sales gosses qui voulaient lui prendre son jouet…
Quand Dylan ouvrit la porte, soudain, son cœur se mit à palpiter et son sourire s’illuminer...
Dylan : « ça va baby ? Vous marinez chez vos harengs ? Arf arf arf arf ! » Cria-t-il pour que tout le monde l’entende.
(Dylan a beaucoup d’humour et connaît toutes les répliques qui font rire).
Brenda qui était morte de rire, mais tout de même très intimidée : « Hi hi hi hi hi … euh… ça va… je … t’attendais… tu es un peu en retard… mais ça va ! Hi hi hi hi
Dylan (en sueur) : « Oh oui je sais ! J’ai écrasé un blaireau sur la route !»
Brenda : « Noooonnn… ?!! Oh tu aurais pu mourir et avoir un accident …!? Mon pauvre… !
Dylan : « Oui je sais…mais t’inquiètes, c’est lui qu’est mort. J’lé pas loupé le môdi ! Y traversait de l’autre côté d’la route, et j’ai dû faire un écart pour le shooter ! «
Subjuguée par autant de bravoure, Brenda ne savait plus quoi dire…
Dylan : « Bon ! Bah moi ça m’a donné faim ! J’vais prendre ma commande ! »
Dylan n’osait pas montrer combien il trouvait Brenda « Bonne » et réfléchissait à un compliment qui pourrait lui faire plaisir…
Dylan : « Euh… au fait Brenda, t’es canon tounight ! Arf arf arf arf…»
Brenda : « Merci ! Hi hi hi hi »…
C’est vrai que Brenda était très en beauté ce soir là : Elle avait gardé son cuissard fluo et son petit haut qui lui moulait le paquet (on change pas une équipe qui gagne !).
Elle s’était mise dans les cheveux, des paillettes avec des barrettes et s’était maquillée les yeux comme Jennifer de la télé. Elle sentait le parfum « Angel » (qu’elle en avait mis beaucoup, beaucoup et qui faisait tousser quand on lui faisait la bise).
Dylan s’adressant à la caissière : « Bonsoir caissière ! Euuuuh… Moi j’ prends le menu « Povtyp » avec plein de frites pour avoir la patate ! Arf arf arf arf … »
La caissière : « Et comme boisson ? »
Dylan : « Une bière pression ! … pour me mettre la pression ! Arf arf arf »
Brenda morte de rire, pris la même chose pour ne pas à avoir à parler beaucoup, car Dylan était trop drôle…
Ils s’assirent au coin fumeur et discutèrent longtemps. Enfin, il n’y avait que Dylan qui parlait. Brenda l’écoutait et riait beaucoup, même quand il ne fallait pas. Dylan était très fier et regardait autour de lui, si on le remarquait avec sa jolie compagne.
Il s’arrêta un moment de parler, pensif, nostalgique…: Le rire de Brenda lui rappelait une bécasse, qu’il avait flinguée, dans une battue au sanglier, un jour de pluie…
Il s’empressa d’ailleurs de raconter à Brenda toutes ses histoires de chasse, de tunning et combien il était romantique, tendre et affectueux avec les filles…
Dylan : « Tu sais Brenda…Une fille c’est comme une belette…, faut la bai…euh la caresser de temps en temps… chui aussi un grand timide… toutes les filles avec qui je suis sortis… Elles étaient folles de moi… et… j’ai beaucoup souffert…
Chui une grande gueule comme ça… mais à l’intérieur de moi, chui à fleur de peau… »
Dylan et Brenda devinrent silencieux, tellement l’émotion était forte…
Dylan se reprît, la larme à l’œil à cause de sa clope collée a sa lèvre :
« Tu sais Brenda… moi chui un Braconnier de l’amour, un chasseur de cœur en détresse avant tout…sniff … »
Brenda (qui le bouffait des yeux) : « Oh comme tu es sincère… c’est beau ce que tu dis… »
Brenda se confia à son tour :
« Moi chui dégouttée des mecs…, y pensent qu’à ça ! »
Dylan déterminé : « Mais non… les autres oui ! Mais pas moi ! Tous mes potes c’est vrai… « Les meufs par ci, les meufs par là… » J’trouve ça lourd ! C’est vrai… ça m’embête, mais les gonz… euh les filles, elles ont besoin d’Amour, de sentiments, de…euh…faire des gosses ! » Disait- il en fronçant les sourcils, les yeux tous rouges.
Brenda admirative… : « C’est vrai…, t’es pas comme les autres ! Hi hi hi… T’es trop sensible… comme moi… Moi je suis toujours sortie avec des nazes … qui ne pensaient qu’à une chose… me mettre dans leur lit ! Ils réussissaient à chaque fois… et j’comprennais trop tard… et après ils me larguaient comme une vieille chaussette !
(… Les salauds !)
Dylan : « C’est vrai, chui pas comme les autres… ya que moi qu’a le permis de conduire entre tous mes potes ! Et chui le seul à porter des santiags ! Plein de petits trucs comme ça…qui font que chui bien plus qu’un naze… T’as raison !
Les heures passaient et Dylan sentait que c’était de plus en plus dans la poche avec Brenda.
Dylan : « Hey la vache ! Il est 21h13 déjà ! J’ai mon concours de fléchettes ! Tu m’accompagnes à la Gonzess Taverne ? C’est juste à côté ! »
Brenda : « Oh je sais pas… je suis fatiguée… et yaura plein de mecs bourrés… »
Dylan : « Oh mais non ! Viens ! Yaura que moi de bourré ! Arf arf arf arf… Viens ! Tu me pairas un coup ! »
Brenda : « D’accord… mais c’est bien pasque c’est toi ! Hi hi hi hi hi… »
Dylan quitta la table fier comme un coq, persuadé que les voisines de la table d’à côté avaient tout entendu de leur conversation. Il passa le premier la porte du Mc do, n’ayant de courtoisie, que pour ouvrir la portière blanche de sa BX, à sa jeune promise…
Dylan : « Montez madame ! »
Brenda : « Oh merci ! C’est gentil ! »
Dylan : « J’ai l’habitude avec ma mère ! Elle raye le chrome avec ses bagues ! Arf arf arf arf… »
La Bx des neiges, avait des vitres teintées, gentes chromées et était rabaissée pour mieux prendre le vent en plus des néons qui clignottaient par terre. Il y avait d’ailleurs des par -vent sur les côtés pour pouvoir se fumer des clopes, en roulant les fenêtres ouvertes en Eté.
Des poils du blaireau étaient restés collés sur le capot ; ce qui l’énerva : « Salopris ! » cria Dylan en faisant son tour d’inspection, pendant que Brenda attendait à l’intérieur.
Le compartiment en matière velours de la BX, était comme une chambre à coucher et semblait être un piège à filles inévitable… On pouvait y voir la photo des chiens de chasse de Dylan (Corbier, Rémy, Framboisier, René, Jacky…) Il y avait des plumes de faisan, une collection de paquets de cigarettes et un pack de bières vides. De l’intérieur, on voyait mieux les autocollants de foot des équipes locales (Tchatchtown, Dragland, Draglémeuf, Pissotière les pins…)
Brenda s’amusait avec la queue de raton laveur, accrochée au rétroviseur intérieur (Un récent trophé !)
Elle remarqua d’ailleurs l’autocollant « Tchatchman » sur la lunette arrière écrit en lettres gothiques.
Elle lui cria : « C’est toi Tchatchman ? »
Dylan essuyant sa voiture : « Eh ouais poupée…, putin ça part pas !… c’est moi Tchatchman !... Blaireau d’mes couilles !... Le sauveur de la drague !… »
Brenda tout sourire : « On entend parler de toi à toutes les soirées ! Hi hi hi hi… c’est génial… ! »
Elle se rendit vite compte qu’elle était dans la voiture de celui dont tout le monde parlait, dans toutes les fêtes de la ville…
« J’aurais jamais cru que c’était lui ! Il était pas connu comme ça au bal des chasseurs l’hiver dernier … Tu m’étonnes avec sa choupette devant…» Brenda qui parlait toute seule : « Mhhhmmm… C’est que ça doit être un mec bien alors ! »
Dylan essoufflé, réapparu en fronçant les sourcils : « C’est un nom qu’on m’a donné quand je faisais mes études en BEP galette saucisse, au Lycée Saint -père -de -Faisse, à Bézouille ; j’avais pris options Tchatche, et… J’étais le meilleur ! (Normal avec Daniel Ducruet comme prof !)
Brenda époustouflée : « Ouaw tu m’époustoufles…! »
Brenda a eu 23 ans en Mai dernier. Elle était encore jeune dans sa tête et voyait en Dylan quelqu’un d’attendrissant, qui ne se prenait pas la tête.
Elle n’a eu que Sept amours dans sa vie… :
Stéven, 21 ans, son premier amour, qu’elle connue à 18 ans. Elle est restée six mois avec lui, après qu’il l’aie quittée pour une autre, car elle n’était pas assez bonne au lit. (Fallait qu’elle comprenne, merde !).
Ensuite il y a eu Jimmy un manouche de 29 ans avec qui elle est tombée follement amoureuse en discothèque l’année dernière (Elle était bourrée et lui aussi). Leur histoire a duré 2 semaines, histoire de passer le temps dans la caravane… (En écoutant Raphael !)
Il y a eu John, 27 ans, toujours en discothèque, (yavait que John de bourré, il en a profité sur un slow, et il avait le goût de Get 27) : une semaine pour décuver Johny… Et se rendre compte qu’il avait fait une connerie…
Kevin, 32 ans, à un barbecue, il était trop fort Kevin et il marchait sur les mains ! : Une semaine, avant de retrouver sa femme et ses trois gosses.
Ricky ! 28 ans, lors du repas de chasse de la nouvelle année. Il était rigolo et bourré comme un sac à vin, mais Ricky, il est rigolo que quand il est bourré : un jour.
Jordan, 29 ans, coup de foudre au Mc Do. L’histoire a duré trois jours le temps que ça aille plus loin pour Jordan ; mais Brenda a préféré attendre encore un peu … : Elle attend toujours…
Enfin Steevy 24 ans, très gentil, mais toujours pareil : « niquer fifille ! » : 2 jours… C’était la semaine dernière…
Brenda est donc sur la défensive, mais Dylan est tellement différent…
C’est parti ! Dans la Bx, c’est la fête ! Dylan a mis du son ; son tube favoris : DJ Deschamps chante l’Amour : « Droit au but, les couilles dans le filet ». Brenda adore, mais son groupe préféré c’est les « To be frite » un Boys Band Belge :
« Y sont trop mignons ! Hi hi hi hi hi »
Dylan interpellé par cette remarque, ne se laissa pas faire : « C’est des tarlouzes ! Y connaissent rien à l’amour ! L’amour c’est comme la chasse ! Tu vois un truc qui bouge, tu tires ! Arf arf arf arf… Merde…qu’est-ce que j’dis…Euh…c’est des tapettes d’abord ! Y sont obligés de faire un disque pour se faire des meufs ! Arf arf arf arf arf… Hey ! J’déconne !... M’enfin ! Y sont pas aussi beaux que moi d’abord ! »
Brenda d’un air flatteur et plein d’amour : « En tout cas, ils n’ont pas une aussi jolie voiture… ! »
Regarde ! On est arrivé ! Ça a l’air sympa ! Hi hi hi hi hi…
Dylan était bouleversé que Brenda ne lui dise pas qu’il était mieux que ces fichus To Be Frite… Il se disait qu’il oublierait tout ça en se faisant une bonne partie de fléchettes avec ses potes, en picolant bien gentiment, comme tous les week-ends !
09-03-2007
Chapitre 4 : Tentation à la Gonzess Taverne
Chapitre 4 : Tentation à la Gonzess Taverne
L’entrée était atypique et des jeunes sortaient et entraient en titubant à cause de la fatigue accumulée de la semaine.
« Enculé une fois ! », cria un jeune rappeur Belge à Dylan. C’était un rappeur du clan des « Bruxel Break down », les rappeurs belges en béquilles. Il avait un slip en cuir sur la tête, d’où sortaient des rastas sur les côtés. Dylan n’en avait jamais vu un aussi laid et ne répondit pas pour faire bonne impression devant Brenda (il était handicapé quand même…), ou plutôt, car Dylan était pressé de jouer aux fléchettes.
Dylan entra avec Brenda et furent accueillis par Ryan, le meilleur pote de chasse de Dylan :
« Hey les gars ! C’est Tchatchman ! Ça va Dylan ? La forme ? Comment que sex ? Sex Bomb ? »
Dylan : « Ouai Sex appeal et toi ? Je te présente Brenda une copine et… tu fermes ta gueule… c’est mon coup ! » Dit-il en chuchotant.
Ryan : « En chantier mimzelle ! Moi c’est Ryan comme le soldat ! Arf arf arf arf… Vous marinez chez vos harengs ? »
Brenda était très intimidée, car tous les hommes de la pièce la regardaient de haut en bas.
La pièce était enfumée et la musique était forte. Des filles et des garçons dansaient un Twist dans la salle à côté sur du Alain Bashung ; d’autres, faisaient la chenille dans la salle de banquet. La partie de fléchettes allait commencer et Dylan s’empressa de s’inscrire au guichet dans une petite pièce à l’étage, laissant Brenda seule, dans la fosse aux vautours !
Ryan en profita alors pour tenter sa chance avec elle…
Ryan avait une coupe au bol (d’où son surnom de « soldat Ryan ») et portait un marcel avec marqué « Demain j’arrête… de travailler ! ». Il avait au bras une gourmette géante en argent et portait un treillis en jean. Il était peu musclé ; ce qui ne l’empêchait pas de bomber le torse devant Brenda.
Il était dragueur et aurait vendu sa grand-mère pour sortir avec une gonzesse ou une fille ; il s’était déjà pris quinze râteaux depuis le début de la soirée et avait déjà bien bu pour oublier…
Ryan observait Brenda, caché dans un coin de la salle, tel un furet prêt à bondir ; Ryan réfléchissait à une énième tentative de séduction. Il revînt un quart d’heure plus tard voir Brenda au bar qui s’impatientait :
« Tiens Brenda ! C’est pour toi ! Une totoche ! J’te l’offre ! Et excuse pour taleur… t’as dû me trouvé lourd avec mes blagues de bitos… c’est des blagues à Dylan ! ».
Brenda : « Ah bon ?! Oh c’est gentil pour la bière ! Hi hi hi hi hi… T’inquiètes t’es juste un blaireau Hi hi hi hi J’d’éconne !…. Il est ou Dylan ? »
Ryan choqué, mais obstiné comme Depalmas : « Il est parti s’inscrire au concours et doit discuter avec des potes ! Tu fais quoi dans la vie ? T’habites ici ? Tu danses seule ? Tu fais la vaisselle ? »
Brenda : « J’espère qu’il ne m’a pas oubliée… Euh… je prépare un Bts coiffure »
Ryan : « Ah ouais ? Moi chui en CAP Fruits et Légumes options betterave, au lycée Hercule Poireaux ! Euh tu soignes les cheveux sur la langue aussi ? Arf arf arf arf arf… et c’est bien ? Tu fais quoi… ? »
Ryan avait une haleine de chercheur d’or et ne plaisait pas beaucoup à Brenda qui lui faisait comprendre.
Ryan compris que sa technique ne marchait toujours pas… et s’en pris par jalousie à Dylan dans une intonation étrangement sincère : « Dylan, faut faire attention, c’est un renard… un renaaaard ! » lança-t-il désespéré.
L’esprit de Brenda ne fût pas touché par ce semblant de détresse ; elle balayait la foule de ses yeux maquillés pour y trouver son Don Juan : El senior Dylan !
Soudain, le miracle s’accomplit : Dylan réapparu, tel un aigle de feu, avec sa chemise à carreaux d’or.
Ryan, lui, disparu aussitôt dans la foule, en dansant à reculon comme Mickael Jackson.
Fier comme un toucan, Dylan traversa la salle en se déhanchant légèrement, tout en regardant les jolies filles, qui l’entouraient et faisait des petits clins d’œil à celles qu’il connaissait (comme dans le clip de Kamaro).
D’après Dylan, « jolie » représentait une note de 4/10 sur l’échelle du lover ; Brenda était mi bonne, mi canon, avec un bon 8/10. Les ex de Dylan tapaient dans la moyenne, même un peu en dessous… (Pendant les périodes de récession ou de dèche). Brenda avait donc un bon potentiel, qu’il ne fallait pas négliger.
Il arriva au bar nonchalamment et s’assit prés de Brenda, en gobant une cahouète.
Dylan : « Salut poupée ! Euh j’t’aurais pas déjà bais… euh…vu quelque part ? » C’était la blague fétiche de Dylan ; mais fallait faire attention à ne pas être trop vulgaire…car Brenda n’était pas comme les autres…
Dylan sentait la transpiration, mais ça plaisait à brenda qui voyait en Dylan un homme, un vrai de vrai (prout !)… : « Chui inscrit, ça y est ! » dit-il fièrement « Tu me payes un coup ?
Une bière pour maille ! Et un whisky coke pour la demoiselle ! C’est elle qui paye ! »
Brenda : « Ok, mais t’as mis du temps didon… t’étais ou ? Ya ton copain Ryan qui m’a tenue la grappe et il a une haleine de cowboy ! … berk !…
Dylan attristé quand même… : « Excuses- moi, j’ai parlé avec des potes en m’inscrivant… et je passe après Hypolite, labàs ! … tu vois ?... je suis le dernier à passer ! » Dit-il en montrant du doigt, un grand quinze côtes courbé qui louchait.
En effet, les concurrents passaient les uns après les autres et buvaient cul sec un verre de goutte, à chaque fois qu’ils visaient dans le mille ; c’était la tradition des joueurs de fléchettes de la Gonzess Tavern.
Dylan confiant : « Hey… T’inquiètes pas pour Ryan ! C’est mon meilleur pote et je lui ai dit de te surveiller… c’est pour ça .Tu peux faire un billard avec lui pendant que je joue, non ! ? Tu verras ! Ryan, c’est une queue au billard ! Arf arf arf arf arf … Mais il est super sympa ! »
Brenda la sentimentale : « Ah tu me rassures… et ça me touche que tu t’inquiètes pour moi… Bon d’accord… mais j’espère que ta partie ne va pas durer longtemps… ?! »
Dylan : « Deux heures à peine… mais t’inquiètes ! Je serais pas long ! »
Le tour de Dylan arriva et il partit impatient, fléchettes en main, pour s’échauffer : Ses fléchettes étaient en plumes de pintade qu’il avait tuée en voiture, à la ferme de ses grands parents, en allant chercher du fumier, pour le jardin de sa mère. Les plumes étaient souples et rigides à la fois ; ce qui donnait d’avantage de précision à son tir.
« Allez Tchatchman ! » cria Brenda éperdument amoureuse.
Brenda fût aussitôt rejointe par Ryan qui la guettait tapis dans l’ombre, comme un sconse qui sort de son terrier. Ryan, malgré sa superbe coupe de cheveux avait un bec de lièvre qu’il cachait derrière un bouc assez bien fournit.
Brenda, réticente mais amoureuse de Dylan ! … lui proposa tout de même de faire une partie de billard. Ryan, ravis de cette proposition, accepta sans discuter, fier de se sentir désiré par une si jolie donzelle.
Ryan : « Ok mais j’ai les boules ! »
Brenda : « Pourquoi t’as les boules ? »
Ryan : « Pasque… chui une queue au billaaaard !!!! Arf arf arf arf arf arf… »
Brenda désespérée : « Putin… le pov type… encore un surdoué… »
Pendant ce temps, Dylan buvait… Il buvait car il gagnait.
Il avait déjà mis cinq fois sa fléchette dans les fesses de la fille, en photo qui servait de cible.
Brenda jeta un bref coup d’œil du côté du concours de fléchettes et aperçue Dylan qui montrait ses fesses aux autres joueurs pour les chambrer.
En se relevant, le regard vide de Dylan croisa les yeux malheureux de Brenda. Il lui fit un clin d’œil alcoolisé ; ce qui réchauffa malgré tout, le pauvre cœur meurtrit de Brenda qui se rassurait comme elle pouvait.
Elle avait mal de voir Dylan dans cet état et loin d’elle, en plus… Brenda était de celles au cœur fragile, qui ne rêvaient que du grand Amour… Brenda était de celles qui ne demandaient qu’à recevoir de l’affection, de la considération, de l’Amour…
Pendant ce temps, Ryan se recoiffait avec son peigne Dick Rivers (en os de baleine) : « Bon alors poupée, tu casses ? Ne t’inquiètes pas pour Dylan ! Niiaf Niiaf Niaf Niaf… » Rigolait discrètement Ryan dans son petit bouc.
Brenda : Hey casses-toi toi-même ! Enfoiré des neiges !
Mais Brenda venait de comprendre qu’elle jouait au billard…et qu’elle était tendue… Elle reprit ses esprits en s’appliquant sur la table et cassa le jeu formidablement (pendant que Ryan regardait sa poitrine…)
Ryan : « Ouaw la vache ! T’as pris option billard en coiffuuure ???? Niiaf Niiaf Niiaf Niaf… »
Brenda contente de son coup, se laissa prendre au jeu et se mit à rire de bon cœur : « Hi hi hi hi merci ! Si je gagne je te paye un paquet de chewing gum menthe extra forte ! Hi hi hi hi hi… »
Ryan vexé : « Pfff… j’préfèrerai un Ricaaaard… vas-y joues bondiou ! »
La partie se poursuivit dans la bonne humeur, avec les grognements de Ryan qui n’acceptait pas de se faire dominer par une fille.
Brenda, rassurée, se plaisait à taquiner Ryan et le déconcentrer :
« Vas y soldat Ryan ! Fais comme si ta queue c’était un fusil ! Hi hi hi hi…»
Ryan ne rigolait pas… ou après qu’il eu raté son coup, pour aguicher Brenda, qui était de plus en plus à l’aise avec lui :
« Niaf Niaf Niaf Niaf… putin de putin ! Tu vas voir je vais t’en foutre Un !… de coup de fusiiiil… ! » Cria t-il plein d’insinuations…
Brenda, amusée, continuait de jouer de son charme pour gagner la partie…
Pendant ce temps, Dylan avait arrêté de jouer et se défonçait la gueule gentiment avec les verres de goutte, que les concurrents homosexuels selon lui, n’osaient pas finir. Il insultait les joueurs qui visaient mal et prenait son zizi pour une fléchette.
Ryan avait bien compris que cela allait se terminer comme ça et ricanait, en apercevant la scène : « Mmm mmm mmm c’est môa qui vais emmener Brenda en discothèque ce soâaaaar… » Murmurait-il dans son bec de lièvre.
Brenda jouait la dernière boule de la partie ! Et se concentrait dessus, en pensant très fort à Dylan (qui vomissait son menu « pov typ » dans les chiottes).
Elle mit cette putain de boule dans le trou, ce qui la fit sauter de joie dans les bras de Ryan, qui faillit se déboîter l’épaule.
Elle aperçue derrière ses épaules, le pauvre Dylan qui ressemblait à un rat crevé qui sortait des chiottes. Sa petite queue de cheval était toute ébouriffée et il avait encore du vomi sur sa moustache. Il tenait mal sur ses jambes, titubant, le regard vide d’intelligence (pour vous dire !) et s’arrêta net, en voyant Brenda dans les bras de son meilleur pote Ryan.
Comme possédé, la folie furieuse s’empara soudainement de lui.
Dylan était d’une jalousie extrême (comme tous ces blaireaux, qui te regardent méchamment dans la rue, au cas où tu regarderais leur pouf). Désemparé il s’imaginait les pires tromperies. Possédé, par le dieu de la bière (Maitre Kantére), il se jeta en hurlant sur Ryan, qui ne bougeait plus, pétrifié… et lui cassa la gueule à coups de poings bien placés. Ryan se débattait comme un lièvre et criait de tout son corps « au fecour ! Au fecour ! Brenda aides- moi ! ». Il avait déjà perdu deux dents…
Brenda, paniquée et choquée de voir Dylan sous un autre jour, écouta la complainte de Ryan et assomma précipitamment Dylan avec une queue de billard. Toute la Gonzess tavern avait les yeux rivés sur le spectacle et applaudi le geste de bravoure de Brenda.
On embarqua rapidement Dylan à l’hôpital de Baisouilles, sous les yeux fragiles de Brenda qui se demandait encore ce qui s’était passé. Tout était arrivé si vite…
Il est déjà 23h45 et Ryan et Brenda sont tous les deux l’un à côté de l’autre, à écouter la sirène de l’ambulance qui s’en va...
« T’inquiètes pas Brenda, ça n’était qu’un vilain cauchemar » affirma Ryan, la main sur l’épaule de Brenda qui regardait partir l’ambulance. Ryan avait son marcel en sang comme dans les films de Bruce Willis, un œil poché, deux dents en moins, mais malgré tout, heureux d’être à plaindre auprès de Brenda, pour une chose qu’il n’avait pas commise (mais pensée très fort)…Embrasser Brenda !
C’est alors que Brenda éclata en sanglot dans les bras de Ryan, pleurant de tout son cœur. Elle se faisait encore de tendres idées sur Dylan, comme avec toutes ses histoires d’amour passées.
A ce moment même, elle était perdue, ne croyait plus en rien et ne pensait qu’à se faire toute petite, ou bien disparaître sous terre, pour ne plus avoir à aimer…
Ryan qui la serrait fort, eu une crise de Darkness dans son cœur. Une larme coulait discrètement de sa joue blessée. Il culpabilisait soudainement de tout le mal qu’il avait pensé sur Dylan, prit conscience de tout le mal qu’il avait fait jusqu’ici…, de ses nombreux échecs avec les filles, de ses complexes, de son existence, d’où ressortait tous les plus mauvais souvenirs.
Il se retira des bras de Brenda sans un mot, cachant cette tristesse profonde qui lui déchirait le cœur. Il aurait bien voulu sécher les larmes de Brenda.
La jolie Brenda…, qu’il se cachait d’être la plus douce, qu’il n’ait jamais rencontrée…Mais compris qu’il ne la méritait pas. Il s’en alla… Touché au plus profond de son âme, à en hurler de douleur…, fermant les yeux à se dire qu’il était le plus ridicule de tous les hommes…
Il était 00h23 et les gens commençaient à partir, pour aller en discothèque. Brenda était assise près du jeu de fléchette, un verre de goutte oublié à la main. Sa triste vie sentimentale défilait, comme un film de Pierre Richard dans ses yeux larmoyants. On entendait les dernières personnes qui s’apprêtaient à partir et qui chambraient le barman homosexuel « Michou », qui rangeait les chaises de la salle principale.
Brenda se retrouva soudainement dans le calme, ses yeux délavés, rivés sur la photo du jeu de fléchette. Elle priait très fort qu’on ne la prenne pas pour ce genre de fille, à qui l’on parle pour ne pas faire seulement connaissance. Elle en arracha nerveusement ses petites barrettes qu’elle avait mises dans ses cheveux, pour plaire à Dylan.
Soudain, une mélodie douce et romantique retentie dans la salle : Quelqu’un chantait d’une voix grave un air d’une émotion cinglante. Cette mélodie étrangement triste et rassurante à la fois, réchauffa le pauvre cœur de Brenda, qui ne demandait qu’à être réconforté. Cette jolie voix qui envoûtait la pièce, était celle de Ryan, comme vous l’aurez deviné.
Ryan avait pris la guitare de « Michou », le barman homosexuel, et chantait la plus belle des chansons du monde : « Le Zizi Révolver » de Jean Marc Lavoine, le maréchal férrant de Bézouille qui s’était mis à la chanson.
Brenda pleurait à nouveau, mais c’était des larmes de joie qui lui disaient qu’une telle émotion ne pouvait venir que d’un être sensible au cœur pur. C’est ce que voulais devenir Ryan…
Son esprit se libérait de tout son désespoir, de toute sa tristesse et de toutes ses prières, pour s’y retrouver dans cette chanson, qu’il chantait malgré ses blessures. Brenda se jeta dans les bras de Ryan, qui l’embrassa sur la joue humide, avec ses deux dents en moins.
Brenda : « Oh Ryan tu es si tendre au fond… t’as une sale gueule mais tu compenses par ta sensibilité en fait ; je crois que je suis tombée amoureuse de toi… » Dit –elle, la voix tremblante.
Ryan : « Oh Brenda, si je suis laid, c’est que la vie ne m’a pas épargnée… j’aurais aimé être aussi beau que Dylan, mais la vie ne fait pas de cadeaux…J’ai dans mes bottes des montagnes de questions… où subsiste encore ton écho… (Alain Bashung)
Brenda : « Je ne sais qu’une chose Ryan, c’est que je t’aime… »
Ryan : « Allons boire un coup et allons faire des gosses, puisque tout nous unis ici bas !»
Brenda : « Je préférerais attendre pour boire un verre…, mais allons y ! »
(La chaudasse !)
Ryan : « Dans les deux cas tu prendras un coup ! Niaf Niaf Niaf Niaf ! »
Situation innatendue, l’Amour a triomphé cette nuit, à sa manière et nos deux tourtereaux s’en allèrent, des étoiles plein la tête, le cœur gonflé, dans les vapeurs de la ville endormie.
09-02-2007
Chapitre 5 : Love story aux « fesses rouges » à Dunkerque
Chapitre 5 : Love story aux « fesses rouges » à Dunkerque
Ryan encore sous le choc de son sex appeal, prit 15 jours de RTT pour pouvoir passer du temps avec Brenda. Il s’en voulait terriblement de s’être endormis cette nuit, au moment propice où Brenda était bonne à cueillir…
Il décida alors d’emmener Brenda passer des vacances de rêve, au Camping des « fesses rouge » à Dunkerque, pour y retrouver sa brochette de copains : Duchno, le barman à moustaches y était déjà avec sa maîtresse : Germaine Tapedur ! , ainsi que le gang du « coucher de soleil », Gérard Méckouille et des amis de longue date : Sérafin le roi du Karaoké, Marco Polio, le roi de la pétanque, Didier Bourbon et Jean Jacques Daniel du clud des buveurs de Whisky.
Il ne manquait que Dylan qui avait marqué tous les esprits ce soir du 2 Novembre et dont la menace plannait sur son éventuel passage aux Fesses Rouges.
Nous approchons prudemment du camping pour visiter et vous donner un aperçu du campement de Ryan et de la douce Brenda.
Une odeur de saucisse plannait sur le camping et on entendait les boules de pétanques claquer, dans l’air chaud qui nous envahissait.
Tel un miracle, il faisait beau à Dunkerque. Le soleil brillait, les oiseaux chantaient et le bonheur était au menu de tous les campeurs.
Nous croisons le propriétaire, Bernard l’Hermitte (le frère de thierry), un ancien policier nudiste qui avait aussi de belles moustaches. (Elles ressemblaient à deux queues de renard qui lui sortaient des narines). Un brave homme ce Bernard !
Plus loin, sur la gauche était installé leur petit nid d’Amour. (Ryan choisissait toujours le côté gauche, car il était membre du parti Prolétaire Bolchevic de Baisouille et c’était un réflexe : « A gauche c’est mieux qu’à droite ! » qui disait).
Ryan et Brenda étaient arrivés le matin même. Ils avaient roulé toute la nuit en évitant les péages (comme Alain Bashung), depuis Bézouille, dans la renault Nevada break de Ryan.
Ryan avait un permis « Specimen » qu’il pensait valable et le permis de fermer sa gueule, qu’il avait gagné à la buvette des « Trois Cowboys » à Berk sur Meuse l’Eté dernier.
Ryan s’était arrêté trois ou quatre fois, pour faire une pause caca, car il avait beaucoup mangé la veille. (C’était soirée désintégration au Macdo et Ryan avait pris un seau de frite avec Brenda, qui faisait ses réserves pour l’hiver).
Ryan est réputé dans les stations service, pour ne pas tirer sa chasse. Il avait l’habitude de laisser derrière lui, des souvenirs inoubliables. Un routier a même cru une fois, que Ryan avait pondu un renard !
Installés royalement prêt des toilettes du camping, Brenda faisait cuire des saucisses, pendant que Ryan s’en allait acheter du pain chez la jolie petite boulangère (un beau petit lot !).
Ryan : « Bonsoir boulangère ! Vous avez de belles miches Jean Mich ! Niaf Niaf Niaf… »
Hey ! , dans boulangère ya « ange ! » c’est un compliment mademoiselle ! ; Mais ya « boule » aussi !!! Arf Arf Arf … »
La boulangère avait déjà cerné le client : « Bon… qu’est-ce que ce sera ? »
Ryan : « Une baguette et deux Kinder surprises » dit-il en pouffant de rire.
Ryan pensait que la boulangère avait de l’humour, mais non …
Et soudain, ses vieux démons lui revenaient. Sous un fond de musique triste… : râteaux à gogo, comme au bon vieux temps…Il repartis tout triste avec sa baguette et ses deux Kinder surprises, les violons de la tristesse dans la tête...
Mais son bec de lièvre s’illumina de nouveau en voyant sa douce Brenda…, sa raison de vivre, qui faisait cuire les saucisses ! : « Hey poupée ! Regarde l’engin ! En mettant la baguette et les Kinder dans son slip Kangourou.
Brenda : Bon aller ! Viens manger au lieu d’faire le con ! Et mets les couverts en carton !
Soudain, un cri de femme mure déchira le ciel et les nuages… :
« Ça vient des toilettes ! Je crois… » S’écria Ryan, pétrifié (la baguette et les Kinders toujours dans son slip).
La femme hurla à nouveau. Ryan apeuré, pris son courage à deux mains pour sauver cette jeune femme. Il couru avec l’idée fixe que Brenda allait être fière de lui.
Ryan arriva dans les toilettes qui sentaient le wizard et vit gisant sur le sol humide, Connetchitta, la femme de ménage poilue aux grandes oreilles. Elle était sur le point d’accoucher.
Elle poussa à nouveau un cri en voyant la tête de con de Ryan. Elle semblait souffrir de tout son corps… Le ventre gonflé, elle s’était allongée sous les lavabos. Elle cria à Ryan : « Viiiite ça vient !!! Dépechez vous !!! Il arriiiive !!! ». Ryan désemparé, couru chercher Bernard L’Hermitte le directeur pour de l’aide :
« Bernard ! Bernard ! Ya Connetchitta qu’accouche dans les chiottes ! Vite !! Faut prévenir le père !! Et un docteur !!! Magnes toi les miches Jean Mich !! »
Bernard qui lisait un livre de fesses : « Putin ! Mais je sais pas c’est qui le père ! J’appelle le vétérinaire du Zoo ! Le Docteur du camping est en vacances ! »
Ryan rassuré, retourna au chevet de la femme de ménage. Le camping était désert car tout le monde se cramait les fesses à la plage de Santa Fesse… Et Brenda gueulait car les saucisses étaient prêtes.
Ryan : « Attend ma chérie ! La femme de ménage est en train d’accoucher dans les toilettes du camping ! »
Brenda : « Bon j’te met tes saucisses de côté, j’commence à manger, j’ai faim ! Et j’espère que c’est pas toi le père Hein ! »
Ryan revint auprès de Connetchitta qui hurlait à la mort : « Il arriiiive !! Il arriiiive !!!!! »
Ryan : « Calmez vous madame… Le véto… euh… Le Docteur arrive !
C’est alors que le Docteur entra avec sa malette et une ventouse à chiotte dans les mains.
Le Docteur : « Aaah Connetchitta ! Encore vous !!? Décidémment… Tous les Etés c’est pareil !!!
Ryan : Comment ça !? Vous la connaissez ?
Le Docteur : « Bah oui ! Ça fait trois Etés de suite que j’interviens en urgence au camping des Fesses Rouges et c’est toujours pour Madame Connetchitta ! Enfin bon…Mais c’est marrant pasqu’on a une femelle Hippopotame au Zoo, qui accouche toujours en même temps que madame ! J’en revient à l’instant !… Mais chuut ! Je suis censé soigner les humains !
« Alors madame à nous ! Respirez ! Soufflez ! Crachez !
Aaaah !!!!! Nooon !!!! Pas sur moi !!! vieille coche !! Euh… pardon madame… Quand je dis « Crachez » je parle du gosse !
Bon détendez-vous ! Et…Sinon Pipo, Chico et Ramirez vont bien, les trois autres ????
Connetchitta : « Aaaah Docteur !! Sauvez moi !! Celui là j’le voulais pas, j’vous l’jure ! J’savais même plus que j’étais enceinte !!!
Le Docteur : Respirez ! Soufflez ! Crachez ! Mmmmh… C’est pas sérieux Madame Connetchitta ! Il aurait fallu vous protéger ! Qui est le père ?
Connetchitta : « Oh Docteur c’est pas de ma faute… Jme suis protégée avec mes bras ! J’voulais pas ! Mais il a insisté pour me faire des bisous et pis voila…
Le Docteur : Et cette fois c’est qui le père Madame Connetchitta ?
Connetchitta : Euuuh… Je sais pu très bien mais je crois que c’est un gars qui vient de Bézouille… Euuuh…Dylan ! C’est ça ! Dylan ! Un beau gosse avec une plume à l’oreille ! J’me rappelle y m’a chatouillée avec… Aaaaaaaah ! Aaaaah ! ça vient ! ça vient ! ça vient ! Ouf Ouf Ouf ! Aidez moi !
Ryan mort de rire : Putin le salaud ! Ah Ah Ah la vache ! Il a fait fort le salaud !
Le Docteur : Bon… Respirez ! Soufflez ! Crachez ! Euh… Monsieur Ryan ! Prenez la ventouse à chiotte s’il vous plaît ! Et aspirez !
Connetchita hurla de toutes ses forces jusqu’à ce que le petit être, sortit de son ventre sans problèmes. La mère et l’enfant étaient saints et saufs.
A la vue de l’enfant dans les bras de sa maman, le Docteur et Ryan restèrent comme pétrifiés. Au même moment, Brenda qui entrait faire la vaisselle s’arrêta nette, devant ce tableau, laissant tomber sur la tête de Ryan des restants de saucisse.
A suivre…
« Love is Love » interprété par Gérard Méfaisse
(Chanson qui a tué la mère Faissemol)
Je marche sur la plage
Le soleil brille sur mon visage
Je regarde dans le ciel
Je ne vois que toi petite tourterelle
Refrain: And I cryyyyyyyyyy,
I think we could be together, tonight X2
Tu sais quoi Babe?
Je pense à toi tout le temps
Toutes les nuits de tous les jours
C’est à mon oreiller que je fais l’amour…I love you…
Refrain
Ouh ouh ouh ouh… (Enfants de Coeur de Baisouille)
Quand je t’ai vu pour la première fois
I remember it was in September
You were so beautiful, so wonderful…
I want to fuck you
Refrain: And you’re cryyyyyyying, and now we are together X2
And now we are together, And now we are together X2
And Love can last forev
09-01-2007
Chapitre 6 : Le Dieu de la Tchatche réssucité
Chapitre 6 : Le Dieu de la Tchatche réssucité
Cet enfant n’était pas un enfant comme les autres… Cet enfant était unique. Cet enfant était… Exceptionnel.
Brenda se mit à pleurer nerveusement. Le docteur fit un signe de croix et Ryan murmurait dans son bouc appuyé sur la ventouse à chiottes : « Oh mon dieu…Putin… »
Le petit être était d’une beauté incroyable et ne ressemblait en rien à ses présumés parents. On aurait dit qu’il avait été conçu par les plus beaux êtres qui vivaient sur cette terre. Pourtant Dieu sait qu’avec la tête de Conetchitta et la gueule d’alcolo de Dylan, cela relevait du miracle.
Le nouveau né avait les yeux papillon d’Hervé Villard, le nez de Frédéric François, les cheveux bouclés de Julio Iglésias et les oreilles de Patric Juvet. Pourtant Connetchitta ne pense pas avoir couché avec ces personnalités du Shobiz, ou du moins, elle ne s’en rappelle plus…
Un détail étonnant apparaissait aux yeux de tous : l’enfant avait une mèche blanche sur le côté gauche de sa chevelure.
Connetchitta : « C’est un signe de Dieu ! »
Le Docteur : « J’ai déjà vu ça sur un chimpanzé au zoo ! La mère avait bu de l’eau de Javel avant d’accoucher »
Soudain Ryan éclata en sanglots. L’enfant avait un sexe énorme…
Comme son père ! Dylan, qui avait plusieurs fois fait honte à Ryan, dans les douches en revenant de la chasse…
Ils en conclurent que c’était un garçon ; le triste fils de son indigne de père…
Connetchitta fut transportée à l’hopital avec son enfant pour des soins et des analyses de paternité.
Déjà 16h00 : Ryan et Brenda bouleversés par cette aventure, allèrent se reposer dans la piscine du camping où ils dicutèrent avec inquiétude dans leurs maillots de bain tous neufs.
Ryan l’air grave dans son maillot imitation croco, interrogea Brenda :
« Tu crois vraiment que c’est Dylan le père ? Il m’en a jamais parlé de cette Connetchitta qui arrive de nullepart !? »
Brenda, dans son maillot une pièce imitation flamant rose :
« Tu sais Ryan, je connais Dylan depuis moins longtemps que toi, mais une chose est sûre, c’est qu’il a bien caché son jeu ! Tu sais Ryan, je suis triste autant que toi… Je tombe des nues une fois de plus, sur un homme que j’aimais et que je croyais bon et cool à la fois… »
Ryan : « Mais c’était mon meilleur ami putin ! Pourquoi il me l’a pas dit ! Il sortait avec Ginette Rokankouille à l’époque, une fille super ! Enfin… super moche… chuchotta-t-il… »
Gérard Méckouille au comptoir, qui entendait la scène, se joignit à eux :
« Salut les tourterelles ! Alors vous parlez de notre ami Dylan ! C’est dingue ce gosse ! Mais Ryan je t’entends dire que c’était ton meilleur ami ; tu lui as quand même piqué sa copine ! T’es pas la moitié d’un pourrit quand même ! ».
« Oh te mêlle pas de ça Gérard, j’ai mes raisons… » Dit-il l’air coupable.
Gérard était un homme franc et droit, (sauf quand y picole trop et qui marche de travers), mais savait dire les choses en face avec diplomatie.
Ryan décrocha sa boucle d’oreille scoubidou, avant de plonger dans la piscine : « M’en fou de ce gosse de merde ! On est en vacances ! Que l’diable les encule tous !»
Pendant ce temps là, à l’hôpital, Connetchitta se reposait dans sa chambre devant sa série préférée « Beverly Hills ». Elle connaissait bien l’hôpital, mais pas l’infirmière qui lui semblait désagréable et qui avait plus de moustache qu’elle.
« Bonjour Madame ! De retour chez nous ! Décidémment ! Les résultats des analyses ne devraient plus tarder ! »
Connetchitta : « Ta gueule vieille saucisse ! Laisse moi tranquille ! »
Connetchitta devenait violente, devant sa série préférée. Le monde pouvait s’écrouler, le bébé tomber de son berceau, elle s’en fichait éperduemment.
« Madame Connetchitta ! Votre enfant est tombé ! Oh le pauvre ! Oh mon Dieu ! Vous êtes irresponsable !! »
Connetchitta ne bougeait pas d’un doight de pied, les yeux rivés sur l’écran de la télé.
« Et les petits ? Madame, ils vont bien ??? Pipo, Chico et Ramirez ?? » S’écria l’infirmière, soulagée que l’enfant ne soit pas blessé.
« Oooh vous m’emmerdez ! Ouiii ! Biensur qui vont bien ! Y sont chez leurs grands parents respectifs : Pipo chez ma mère à Dunkerque, Chico, chez son grand père à Tourcoing et Ramirez…Euh…à Valencienne ! Chez son père Johny ! Un beau salaud ! Maintenant lachez moi les couilles ! J’regarde mon feuilleton préféré !!! »
Deux minutes plus tard : « Et il va s’appeler comment le petit nouveau ? », s’exclama l’infirmière en consolant le bébé qui pleurait.
Connetchitta était plongée dans le regard du héro de la série et après un long silence, elle hurla : « Brandon ! Brandon ! Qui va s’appeler ! Oooh qu’est ce qu’il est beau ! »
« pfff…Le pauvre gosse… » Murmura l’infirmière dans sa moustache.
« Et le père l’a reconnu ? »
« Putin ! Va chier dans ta caisse avec tes questions de merde ! Dégage maintenant vieille saucisse ! »
La pauvre infirmière reposa nerveusement le bébé dans le couffin et s’en alla en pleurant. Elle connaissait de réputation Madame Connetchitta, par ses collègues et le Docteur. Elle s’était occupée du petit Ramirez l’année dernière, lors de l’accouchement ; mais sans voir sa mère. Elle n’aurait jamais pensée que Madame Connetchitta était vraiment une grosse conne.
Le calme revenu, le Docteur arriva avec les résultats : Il confirme que la paternité du père, est bien celle d’un homme de sexe masculin, du nom de Dylan Junior N°3 de Baisouille, fils de Dylan N°2 et de Séraphine.
Connetchitta pris alors conscience de la situation délicate dans laquelle elle se trouvait. Que dira Dylan ? Comment réagira t-il ? Se souviendra t-il de notre histoire ? Autant de questions, qui firent pleurer la pauvre mère, la tête tournée vers son enfant, sous le piano lazer et la trompette du générique de fin de Beverly Hills ; Une très belle scène…
Connetchitta était femme de ménage de mère en fille et venait de fêter ses 54 printemps le mois dernier. Une vrai force de la nature, grande gueule et mangeuse d’homme, malgré sa forte corpulance et ses grandes oreilles. Elle était d’origine portuguaise et donnerait sa vie pour ne pas râter un seul épisode de Beverly Hills. Elle avait des réactions immorales, vulgaires, méchantes et s’occupait très mal de ses enfants. Elle avait malgré tout de la tendresse cachée comme Dylan, qui était son double masculin. Dylan… ah Dylan… Ou pouvait-t-il être en ce moment ? (A Baisouille !) Que faisait-t-il ? (Surement à se fumer des clopes !) Que pensait-t-il … ?
C’était il y a neuf mois tout juste. Dylan profitait d’une semaine de congés maladie, pour une semaine de repos au camping « Les fesses rouges ». Il y venait tous les ans et Bernard, L’hermite des montagnes, le gérant du camping, était un bon ami.
Dylan prenait toujours le même emplacement : « Prêt des chiottes bondieu ! Pour draguer c’est mieux ! » Qui disait.
Les sanitaires en effet, étaient son terrain de chasse favoris. Dylan y déposait régulièrement des : « Pièges à Gonzesses ».
Mais qu’est-ce qu’un piège à Gonzesse façon Dylan ?????
Dylan disait toujours : « Les gonzesses ça marche par quatre chemins : Tu les chopes avec des fringues, une belle bagnole, du pognon et un gros zizi ! ».
Sa technique était simple : A minuit, dans un filet prêt des toilettes des filles, il y déposait le double de clefs de sa BX des neiges, un string panthère (ou léopard selon la saison), un billet de 5 euros et une boite de préservatifs King Size. Le tour était joué ! « Ya pu qu’à attendre ! » qui disait. Nicolas Mulo un journaliste animalier de la région, avait déjà fait un reportage sur Dylan et ses techniques. C’était passé sur la chaîne Pecno TV ; une grande fierté !
Toutes les nuits de toutes les semaines passées aux Fesses Rouges, Dylan se levait pour relever les collets. Il avait l’accord de Bernard et son exclusivité pour chasser en solo, sans concurrence.
Au milieu de la nuit, Dylan arrivait et voyait deux à trois gonzesses suspendues aux entrées des chiottes des filles. Elles se débattaient et criait un peu. Il fallait faire le tri et Dylan en laissait souvent partir. « Chui pas un viandard ! Faut en laisser pour l’année prochaine ! » qui disait, devant la caméra.
Certaines déchiraient le filet, d’autres arrivaient à passer à travers… « Pô grave ! Une de perdue, cinquante de retrouvées ! » qui disait.
Il en gardait une pour la nuit jusqu’ à zéro, selon la saison et le passage. Les VTM (les Vraiment Très Moches) étaient mises de côté, ou baguées, au cas ou… Dylan s’en servait pour faire sa vaisselle ou nettoyer sa bagnolle… Vraiment un salaud ce Dylan !
Cependant il ya neuf mois, une chose incroyable se produisit.















